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Sommaire :
 
 


Vaianu : 'Ei ta'o nō te fa'aora - Des mots pour soigner les

maux

Vaianu : Des mots pour soigner les maux Rohiparau - Auteur : Patrick Araia Amaru
Fare nēne'ira'a - Editeur : Editions des mers Australes
Matahiti - Date de parution : 2009
'Api - Pages : 294
Reo - Langue : Tahitien / Français



Note :

I muri i te puta - Quatrième de couverture :

Tinomana, c’est l’histoire d’une jeunesse. C’est une histoire, comme tant d’autres, connue ou moins connue, qui a jalonné et marqué la vie de chacun d’entre nous. Elle aurait pu être une histoire banale si ce n’est qu’elle a été écrite par Patrick Amaru qui a su jouer des mots pour dépeindre, sans retenue aucune, la vie de Tinomana, la vie d’Anne-Marie… Il a su faire émerger des sensations et des sentiments forts afin de rendre intelligibles des situations souvent confuses et trompeuses d’une jeunesse en recherche d’elle-même. C’est une histoire d’ici, mais elle aurait pu être d’ailleurs. Car nous sommes tous le produit d’une histoire, à l’aune de laquelle doit être appréciée notre comportement. La seconde partie du livre est une réédition de Te Oho nō te tau ’auhunera’a, qui a reçu le premier Prix du Président en 2001. Vaianu existe en version française et tahitienne.
 
Ha'apotora'a parau - Résumé :

Partie 1 : Tinomana

Tinomana a Manatu aime Anne Marie Triman. La mère d'Anne Marie, Marie Jeanne, est contre leur union. Dans le passé, Marie Jeanne couchait avec un amant tahitien, qui l'a rejetée, d'où sa haine des polynésiens. Elle force sa fille a partir en France. Là bas, Anne Marie a un fils : Mana Lasmon. Mana qui vit l'amour avec sa petite amie Mere, voit sa mère tomber dans la débauche et s'en détourne. Il apprendra à lui pardonner avec l'aide de Tinomana.
De son côté, Tinomana part lui aussi en France, où il se fait voler et battre. Madelaine qui assiste à la scène le prendra en pitié. Désirant tous deux devenir professeurs, ils finissent par se mettre ensemble.
Tinomana revoit l'esprit de ses ancêtres : Manatu a Niniva, dont le crâne est fracassé par un prêtre. Ainsi Tinomana va voir le prêtre Pauro et fait un culte religieux. Jamais le lien ne serait rompu avec ses ancêtres.

Partie 2 : Te Oho nō te tau ’auhunera’a - Les prémices de l'abondance

L'interdit de Mehiti

Le roi Manua ordonne l'interdit de manger le fruit de l'arbre à pain. La reine Hina, enceinte et affamée en mange. Ce qui cause la mort de son peuple. Elle se suicide et le tapu redevient tapu. Tout revient dans l'ordre.

La reine Orama nui ta'u mai te ra'i

Le roi Arona de Ha'apaiano'o meurt en ramassant du mā'oa à Turei. Le princesse Nanahi, fille du roi, en guerre à Turei, est capturée par le prince Arava de Turei. Ils réussissent alors à retrouver la paix.

La corde ancestrale

Des grillons messagers sont détenteurs de la sagesse de Ha'apaiano'o.
Quand Rauri'i saisit les noeuds de cordes, le passé de ses ancêtres est dévoilé et l'appelle à retourner à ses racines.
Rauri'i a Urivai devient passionné par la culture et l'identité polynésienne.

Le nouveau monde

Tuanaki meurt et laisse derrière lui son fils Teruake, qui promet à sa mère de rester aux Tuamotu. Pourtant il finira par quitter son archipel et se rendre à Tahiti. Sa mère Hitanau est triste du départ de son fils, tandis que sa petite amie Tepoe est enceinte.
Cela se passe mal à Tahiti, pour Teruake, au moment de se suicider, il voit son père et réaliser qu'il doit retourner chez lui avec sa femme et sa fille Okarare.
Le foyer de Teruake héberge une maîtresse, du nom de Nina, qui apprend à Teruake à lire. Après qu'ils aient couchés ensemble, Nina tombe enceinte et part à Tahiti. Pour se venger de l'infidélité de son mari, Tepoe couche avec Rari, un ami chinois de Teruake.
Tuanaki, le fils de Nina désire voir son père avant de partir en France.
Nina est retrfouvée par son premier amour, Mate, dont ses parents l'avait éloignée.
 
Tō'u mana'o - Mon avis :

L'histoire s'achève ainsi : "Ta terre, c'est ton pays, c'est ta mère ! Vers ta mère, tu trouveras ta vie, ta force et ta dignité ! Eh oui, dans son courage, dans sa foi, au fondement de son âme, chez lui, dans sa propre île, se trouvait... le nouveau monde."

C'est un livre dont l'auteur veut dénoncer, dont la conclusion se veut culturelle, voire moraliste, et qui pourtant se laisse aller à de nombreuses histoires de débauches, à mon goût, superflues et décevantes. L'intérêt de ce livre se situe dans ses aspects culturels : L'apparition de l'esprit des ancêtres et le lien qui les lie à la famille; les tapu imposés par les dieux; les ententes entre les différents clans, l'attachement à la terre etc.
 
Vauvaura'a - Pour aller plus loin :
 

Lettre à Poutaveri


Lettre à Poutaveri Rohiparau - Auteur : Louise Peltzer
Fare nēne'ira'a - Editeur : Scoop
Matahiti - Date de parution : 1995
'Api - Pages : 447
Reo - Langue : Français


Note :
 
I muri i te puta - Quatrième de couverture :

 
Après la visite des premiers navigateurs européens Wallis, Bougainville, Cook..., à peine évoqués dans l'ouvrage, le 5 mars 1797, le petit peuple tahitien de la Baie de Matavai se précipite avec enthousiasme sur leurs pirogues garnies de fleurs, de fruits et de vahine pour accueillir selon la tradition le nouveau navire étranger.
Depuis des temps immémoriaux, Tahiti vit dans l'intimité des Dieux, gestes et paroles sont les reflets de leurs volontés.
Comment l'un des peuples les plus religieux du monde va-t-il recevoir, interpréter, comprendre et finalement adopter l'autre parole dont la poignée de passagers descendus du Duff se disent les interprètes et les messagers ?
Avec l'innocence et la curiosité de son âge, une petite tahitienne raconte les détails infimes dont elle est le témoin à son grand ami Poutaveri... nuées d'observations qui dessinent la silhouette d'un moment pathétique de l'histoire d'un peuple qui ne veut pas mourir.
Mais sans doute est-il écrit que les peuples doivent souffrir pour avoir un jour le droit d'exister ?

L'auteur Rui a Mapuhi et la traductrice Louise Peltzer qui ne sont en réalité qu'une même personne, est originaire de Huahine.
Fille aînée d'une modeste famille traditionnelle tahitienne de cultivateurs, elle apprit à l'âge de six ans, comme tous ses petits camarades de cette époque, ses premiers mots de français à l'école du village de Parea, puis de Ha'apu, lieu de résidence de sa famille fa'amu.
Une curiosité sans cesse en éveil, le goût de l'étude, une passion immodérée pour la langue et la culture de son pays lui firent enjamber à grands pas le cycle des études primaires, secondaires et supérieurs jusqu'en 1986 où les Docteurs de la Sorbonne décidèrent à l'unanimité qu'elle était digne de porter le titre de Docteur en linguistique.
Première tahitienne professeur à l'université, elle est actuellement responsable des enseignements de Reo Ma'ohi à l'université Française du Pacifique.
Professeur invité de l'Université de Waikato en Nouvelle-Zélande et de l'Université d'Honolulu at Manoa à Hawaii pour des missions d'enseignements du tahitien. Louise renoue ainsi les liens, qui unissaient jadis les Tahitiens à leurs frères d'Aotearoa et Vaihi, tragiquement rompus par les puissances occidentales au dix-neuvième siècle.
Louise Peltzer a publié, en français et en tahitien, plusieurs ouvrages et articles culturels et linguistiques.

Ha'apotora'a parau - Résumé :

Rui a Mapuhi raconte comment elle a vécu l'arrivée des navigateurs européens et la vie polynésienne d'antan avec ses yeux d'enfant.

On y découvre de nombreux éléments de la culture polynésienne.
L'importance des discours : L'art oratoire suit des règles strictes, il est enseigné dans des écoles spéciales réservées à ceux qui, de par leur naissance ou leur fonction doivent détenir les connaissances et l’autorité. Un discours raté entrainera les moqueries de la foule. Quand le grand prêtre et le représentant ‘aivana’a parlent, ils sont rapproché des dieux. Un chef n’a de pouvoir que s’il détient le don de la parole. On ne discute alors pas la parole d'un chef.
 
Le polythéisme : Les étrangers avaient leurs dieux. Un "vrai dieu" disaient-ils, mais selon Rui a Mapuhi, comment un dieu pourrait-il être autrement que vrai ?
 
Pomare parle de ses ancêtres en citant tous leurs noms, ceux qu’ils avaient acquis au cours de leur existence et qui rappelaient une bataille, un exploit, un trait de caractère, un titre, un mariage, chaque nom faisait jaillir dans la tête de ceux qui savaient, un évènement de leur histoire. La Généalogie était tapu, habituellement gardée secrète. En effet, l'enfant nous apprend que les choses sacrées doivent être dans la tête des hommes, là où personnes ne peut les prendre ou les arracher.

Quand l’enfant ainé du grand chef ari’i rahi naît, il prend le titre de ari’i rahi et le père n'est que conseiller de l’enfant jusqu’au moment où l’enfant devient adulte.

Le don se faisait gratuitement et généreusement, sans arrière pensée. La jeune fille souligne que quand il s’agit d’un cadeau, rien n’est trop beau. Ainsi, le partage était important, on ne remerciait pas. La meilleure récompense était de rendre en retour une offrande encore plus belle, alors jamais oubliée.
 
Les chefferies voulaient ramener sur leur marae les effigies des dieux, ce qui pouvait être cause de conflits.
 
Tō'u mana'o - Mon avis :

J'ai énormément apprécié ce livre, qui joue sur l'innocence d'une enfant pour romancer des faits historiques. C'est donc à mon goût un livre agréable à lire, tout en acquérant des connaissances culturelles, qui sont essentielles à l'enrichissement de vos productions en tahitien pour les examens du CRPE.

Vauvaura'a - Pour aller plus loin :

Vous pouvez consulter la bibliographie de Louise Peltzer.
 
 
 






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